jeudi, août 25, 2011

Faire plus avec moins

Ah, personne n'aime les coupes budgétaires, ni dans l'entreprise, ni dans la famille, ni au gouvernement. Personne n'aime les régimes. Pourtant, de temps en temps, c'est nécessaire. 

En temps de vaches maigres, il faut se réhabituer à faire plus, avec moins. Créer de la valeur. Tout simplement. Au lieu de brasser comfortablement de la richesse virtuelle. Se rappeler qu'il y a certaines petites choses qui peuvent se faire à moindre prix. On peut coudre des vieux pantalons déchirés pour faire des tabliers et les vendre sur eBay avec l'étiquette "Mode Patchwork" (et oui, ça peut servir à quelque chose d'avoir appris à coudre en primaire). Se faire son propre album photo aux couleurs qui nous plaisent au lieu d'en acheter un standard à 30€ (les prix sont devenus absolument absurdes de nos jours). Se faire son propre sandwich avant de prendre le train/l'avion, au lieu de payer 5€ à l'aéroport/la gare pour du pain et du jambon (soit plus de 30 francs!).  Passer chez le cordonnier pour qu'il redonne une jeunesse à ces vieilles bottes en cuir qui sont un peu abîmées sur les côtés au lieu d'en acheter une paire nouvelle de moins bonne qualité pour 150€. 

Retrouver la valeur des choses, la valeur des services. On peut faire beaucoup avec peu de choses. On l'a simplement oublié parce que c'était trop facile d'aller au supermarché du coin et de trouver quelque chose de tout fait. 

mercredi, août 24, 2011

Pas glop: les actualisations automatiques de Software

J'ai arrêté d'utiliser Firefox à cause des actualisations intempestives au début de mes sessions. Dès que j'ouvrais Firefox, il fallait attendre quelques minutes (peut-être seulement quelques secondes, mais cela me semblait si long!) avant de pouvoir commencer.  Cette actualisation obligatoire aurait pu se faire à la fin de ma session du jour. Non, il fallait qu'elle se fasse avant et qu'elle m'ennuie. Je m'en suis lassée à force.  J'ai donc recommencé à utiliser Safari et je ne suis plus revenue en arrière. Exit Firefox. 
Dès que j'en ai l'occasion, je désactive l'actualisation automatique des softwares: si je suis satisfaite du software tel qu'il est, pourquoi devrais-je le changer? Ah, oui, je ne suis pas consciente du progrès à côté duquel je passe, ce que rate. Et bien, 98% du temps, cela ne me dérange pas. Je préfère changer lorsque j'en ressens le besoin, ou parce qu'une fonction entendue ici ou là mérite vraiment le détour. 

D'ailleurs, très souvent, les actualisations sont une fausse bonne idée.  Les développeurs essayent toujours d'"optimiser" les nouvelles fonctionnalités pour les capacités grandissantes des nouveaux appareils, et cela se traduit par une application qui devient peu à peu, au rythme des actualisations, plus lente, moins efficace. Les limitations de l'ordinateur/téléphone/tablette paraissent d'autant plus rapidement obsolètes. Pourquoi, parce que dans le monde des ordinateurs et des softwares, on fait plus avec plus (et pas plus avec moins). Plus de fonctionnalités avec plus de puissance. Optimisation? Que nenni. En fait, j'ai souvent l'impression que les nouvelles applications "optimisées" sont si lourdes et compliquées, que les nouvelles lignes de codes annihilent les avancées en hardware. 

Alors, voilà. Un beau jour Skype a décrété que le bug immense de décembre 2010 était dû au fait que trop d'abonnés avaient d'anciennes version de l'application. N'est-ce pas une donnée dont les ingénieurs/techniciens de la boîte avaient connaissance et qu'ils auraient dû mieux intégrer dans la conception de leur réseau? La problématique était posée. Comment forcer les utilisateurs à mettre à jour leur système. 

Spotify oblige ses utilisateurs à l'actualisation de software (si l'application n'est pas à jour, Spotify ne fonctionne tout simplement pas sur mon ordinateur et je dois la télécharger). Et voilà, hier, je reçois un mail de la compagnie: "nous travaillons sans cesse à l'amélioration de nos prestations, et dans quelques mois, les Macs avec processeurs PowerPC ne seront plus supportés". En d'autres termes, je ne pourrai plus écouter la musique de Spotify via mon ordinateur qui vient de fêter dignement ses 7 ans en juin dernier. Utiliser mon fidèle portable, celui qui m'a accompagné en Suède, à Cergy, à Londres et à Madrid avait retrouver une belle jeunesse comme station multimedia dans le salon. Il me permettait d'écouter de la musique branché à des petits baffles (80% du temps), naviguer sur internet pour des recherches rapides devant la télé et voir des vidéos (pas de streaming malheureusement, il était déjà devenu trop lent pour cette évolution technologique). Et voilà, Spotify m'annonce que dans quelques mois, je ne pourrai plus l'utiliser. Mon fidèle ordi va perdre l'une de ses principales raisons d'être. Alors, j'enrage contre ces inutiles actualisations. J'ai un soft qui marche, un ordinateur qui marche, et du jour au lendemain, on me dit. Non, non. Ces outils caduques qui fonctionnent, hé bien, ne les utilisez plus et jetez-les à la poubelle et dépenser xxx€ pour être à jour et avoir le plaisir de bénéficier de nouvelles fonctionnalités absolument fantastiques. Moi, je préfère que Spotify s'évertue à négocier plus de contrats pour y trouver plus de musique, plutôt qu'ils ne perdent leur temps à changer le design de leur application pour mieux voir les morceaux de mes anciennes playlists qui ne sont plus disponibles.  

Attention, je ne suis pas anti-progrès technologique. Je râle juste contre ces artefacts le plus souvent inutiles que l'on fait passer pour du progrès et qui gâchent l'expérience utilisateur. 

jeudi, août 04, 2011

Éphémère Star

Il y a longtemps que j'avais en tête un post sur le caractère éphémère de notre existence et de toute chose en ce bas monde. Maintenant, je sais qu'il y en aura plusieurs.

Une droguée alcoolique est décédée, elle était aussi une artiste talentueuse. Elle fait donc la Une des journaux. Amy Winehouse. Le monde la pleure, tant de talent gâché, elle est partie trop tôt entend-t-on. Elle était adulée pour son oeuvre, deux albums de musique, pour sa magnifique voix et certains de ses fans adoraient certainement son côté âme perdue, agent provocateur.

Une richesse estimée à 6 millions (livres sterlings, euros, dollars - who cares at this level?), des millions d'albums vendus, une notoriété qui avait dépassée les frontières de son quartier (limite habituelle du succès du commun des mortels) pour devenir mondiale, des fans, une reconnaissance de son talent de son vivant. Et pourtant, elle se tuait à petit feu.

Oui, elle se tuait à petit feu. Disons qu'elle jouait à éteindre sa flamme, puisque vieillir n'est-ce-pas mourir à petit feu? Apparemment, elle se shootait aussi bien seule qu'en compagnie de l'amour de sa vie. Pourquoi a-t-elle commencé? Pourquoi a-t-elle continué? Pour vivre plus d'expériences extrêmes? S'échapper de ce monde? Pour retrouver une inspiration perdue au milieu de tant de chahut? Par peur de la décadence (quelle ironie)? On ne saura pas. Du moins, je ne le saurai jamais. Je crois qu'elle n'avait pas réalisé que malgré tout le malheur qu'elle a pu connaître (séparation de ses parents, son divorce et que sais-je?), elle a eu accès à son petit coin de paradis terrestre et n'a pas su le savourer.

Pourquoi pleurer sur sa tombe? Elle a fait de sa vie ce qu'elle voulait, non? En plus, elle au moins, elle a eu le temps de produire une oeuvre, une belle oeuvre, reconnue de son vivant. Pour lui rendre hommage, on peut encore écouter ses chansons. Je n'écoutais pas leurs paroles mais j'adorais leurs mélodies et sa voix. Je ne nie pas que la mort d'Amy Winehouse soit une perte pour le monde artistique. Je regrette simplement que la presse traite cette disparition prématurée comme un ultime sacrement au rang de légende dans un pseudo club des 27 (comment peut-il y avour un club s'il n'y a pas de vie pour l'animer?), alors que ce n'est que la conclusion logique d'une fuite en avant effrenée dans une insatiable spirale de drogue et alcool...

Elle aurait peut-être pu continuer à nous offrir des chansons, des mélodies qui nous inspirent, ou nous aider à découvrir de nouveaux talents. Au moins, elle avait déjà créé quelque chose.

Ce n'est certainement pas le cas des dizaines de jeunes personnes qui ont été froidement abattues par leur compatriote sur cette île en Norvège. Pour eux, c'était vraiment trop tôt.

J'ai envie de croire que si Amy Whinehouse le voulait vraiment elle aurait pu s'en sortir, un peu à l'image de Drew Barrymore qui connut si jeune les dérives du showbiz et ceitte fameuse spirale insatisable. J'ai envie d'y croire pour nous tous qui n'avons pas fini notre oeuvre, et qui un jour pourrions nous retrouver dans une le même genre de spirale infernale. Tout ne dure qu'un temps, qu'on mesure à l'once de notre propre perception et de notre propre vie. Deux échelles si intimement liées et si trompeuses. Il faut en profiter, apprécier et vivre chaque instant, mais ne pas le gâcher.