samedi, novembre 19, 2011

Jour de réflexion

Aujourd'hui 19 novembre 2011. Veille d'élections législatives et présidentielles. Jour de réflexion.

Le peuple espagnol ne s'est pas encore prononcé que le leader du parti populaire (PP - droite conservative) est déjà donné vainqueur. Le système électoral favorise les deux grands partis, dit-on, il n'y aurait pas de 3ème voie. Et voilà, un pays déçu par les leaders socialistes qui l'ont accompagnés tant bien que mal dans cette période de crise avec d'interminables aides aux chomeurs, un pays pionnier qui a été le berceau du mouvement des indignés dans le monde occidental, un pays témoin du statut spécial et favorisé que se réservent ses élus en place sans vergogne, ce pays conscient
n'aurait d'autre choix que de voter massivement pour le leader de l'opposition qui s'est contenté de mener une campagne prudente et facile face au parti sortant pour s'assurer l'accès au pouvoir sans une ébauche de solution ou vision sans audace ni sang frais, un leader qui n'a même pas immédiatement condamné les scandales de corruption de représentants de son propre parti (cas Gurtel à Valence), un leader peu charismatique qui n'a pas réfréné les piques puériles que son parti et médias partisans lançaient contre Zapatero et son gouvernement durant ces 4 dernières années. Honnêtement, qui s'intéresse de savoir si la ministre de la santé n'ait pas la taille mannequin et affiche quelques formes?

Pourquoi ne pas donner une belle claque à ces partis majoritaires si bien installés dans leur tour d'ivoire? Le changement n'est-ce pas un peu plus que chasser le parti à la tête du gouvernement mais tous les partis au pouvoir? Si j'avais été inscrite sur les listes électorales en Espagne (et si j'avais renoncé au vote en France), j'aurais bien sûr du mal à choisir pour qui voter (les partis minoritaires ayant été purement et simplement exclus de l'unique pseudo débat présidentielle télévisé et ne font guère la une des journaux, mais je saurais clairement pour qui ne pas voter, et ce indépendemment de toute idéologie. Ah, c'est tellement plus facile d'être un simple observateur.

1 commentaire:

Antonio Correas a dit…

Trop bien exprimé, surtout la campagne de l'opposition :)

Il faut dire aussi de leur côté que les socialistes ont très mal geré la crise. Même si c'était un scénario très difficile pour un gouvernement, ils auraient peut-être pu éviter la catastrophe en rénoncant au discours démagogique qu'ils ont toujours utilisé. Et que personne n'a apprecié.