dimanche, octobre 22, 2006

Australie, Terra Nullius


L'Australie de l'autre bout de monde. Une île, un continent. Terre de métissage ou d'assimilation?Ce pays est bien jeune : il n'a que 200 ans si l'on se réfère à l'installation de la colonie pénitentiaire en 1770 dans ce qui sera la baie de Sydney. Cette terre habitée par les aborigènes depuis plus de 60 000 ans fut déclarée "Terra Nullius" (terre n'appartenant a personne) par les
Anglais qui ne reconnurent pas de signe de civilisation sur cette terre, certes occupée, mais sans église et sans plantation agricole. Ils se l'approprièrent et lancèrent une campagne d'éducation de ce peuple différent et implicitement inférieur.S'il n'y avait pas d'église, cela signifiait que les aborigènes n'avaient pas de vie spirituelle, ni de religion d'après les colons. Des
missions religieuses furent donc menées pour christianiser les indigènes. Plus de 100 000 enfants aborigènes furent arrachés de leur famille et de leurs racines culturelles, ils furent places dans des familles d'accueil européennes ou dans des institutions afin que la culture anglaise et européenne puisse leur être inculquée. Ainsi fut menée la campagne d'assimilation des
aborigènes d'Australie.
Ici, à Sydney, on ne voit guère de trace des Aborigènes. Du moins cet hiver, je n'ai point vu de spectacles traditionnels dans les rues de la grande métropole australienne. Dans, les rues, on retrouve plus de jeunes cadres dynamiques de type européen ou
asiatique que de personnes types indigènes. Il parait même que les asiatiques représentent 30% de la population de Sydney. Par contre, plusieurs musées laissent une part belle à la culture aborigène : on retrouve des oeuvres aborigènes dans la Galerie du New South Wales tout comme des tableaux d'autres
australiens et de quelques Européens. L'Outback Centre donne des représentations gratuites de spectacles traditionnels aborigènes et l'Australian museum présente la culture aborigène avec son histoire et sa lutte pour son maintien via la transmission de la langue ou encore l'art.
En discutant avec un jeune Australien, la question aborigène et du choc face à la culture moderne australienne semblait plus être un problème qu'autre chose. La question était : comment intégrer une population dont la culture, la spiritualité et la relation au monde ne se réduit pas au simple calcul : "je travaille, je fais de l'argent donc je suis".
Une culture liée a la terre qui aujourd'hui a goûté au cadeau empoisonne de la vie subventionnée par le gouvernement australien au coeur d'une société de la consommation. Je sais qu'il existe un quartier aborigène a Sydney, mais je ne m'y suis pas encore rendue.Il est considéré comme le quartier chaud de Sydney après le coucher du soleil. Je ne connais pas encore le mode d'intégration de ce peuple dans la société australienne d'aujourd'hui. un peuple qu'on dit déchire entre modernité et tradition.

Publié pour la première fois le 29 juillet 2005 - Antilla Productions

lundi, octobre 02, 2006

The Best Seller ever

En 2002, la Bible, en totalité ou en partie, avait été traduite en 2 303 langues. À ce jour, on estime à 40 millions le nombre de bibles distribuées chaque année, dont 280 000 en France. Des chiffres auxquels il faut ajouter le nombre impressionnant d'exemplaires du Nouveau Testament diffusés (sans doute cinq fois plus que les bibles complètes). Le premier livre qui soit sorti des presses de Gutenberg était d'ailleurs une bible.

A l'occasion de la sortie du "Parfum"

Le Parfum, traduit en 45 langues, le roman de l'écrivain allemand s'est déjà vendu à plus de 150 millions d'exemplaires depuis sa publication en 1985.

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K-dream ou comment peuvent errer les "pensées"...