Grâce à Colleen, je suis tombée sur cette vidéo de Brenée Brown, "chercheuse et conteuse d'histoire" qui m'a fait réfléchir un peu.
Durant cette conférence, Brenée raconte comment, après des années de recherche, elle est arrivée à la conclusion qu'être capable d'accepter sa vulnérabilité sans faux-fuyants permettait de vivre pleinement chaque moment de notre existence et d'embrasser le bonheur et "le sentiment d'appartenance".
Les exemples de situation de vulnérabilité qu'elle cite sont nombreux: avoir peur de se lancer dans une nouvelle relation dont on ne sait pas si elle va marcher ou pas à l'avance, craindre d'être viré, crainte d'avoir à virer quelqu'un, avoir à demander de l'aide, attendre la réponse d'un médecin au sujet d'une maladie. Elle conclut: "Nous vivons dans un monde de vulnérabilité et nous avons tendance à chercher à ne plus ressentir les sentiments pénibles, mais cela fait que l'on ne ressent plus non plus pleinement ni la joie, ni le bonheur, et finalement, on se sent vulnérable et misérable." Elle invite à chercher pourquoi et comment on chercher à anesthésier la vulnérabilité: on essaye de rendre l'incertain certain, on cherche à tout perfectionner et on prétend que ce qu'on dit n'affecte pas les autres. Être parent ce n'est pas répéter à un enfant qu'il est parfait ni essayer de le rendre parfait, c'est l'éduquer pour qu'il sache que même si la vie n'est pas facile et même s'il devra faire face et résoudre de nombreux problèmes dans sa vie, il mérite d'être aimé pour ce qu'il est.
Et elle conclut qu'il faut pratiquer la gratitude, aimer de tout son coeur même sans garantie, accepter le fait que nous sommes ce que nous sommes, et que cela suffit largement, c'est le "I am enough". Elle conclut humblement "That's all I have".
J'ai beaucoup aimé sa manière de raconter son histoire. J'ai envie d'y croire, au moins sur le plan personnel, puis j'aimerais savoir comment l'appliquer sur le plan professionnel.
Finalement, être capable de dire "je ne sais pas", ou de poser une question a priori stupide en public, c'est aussi montrer à l'autre qu'on ne se croit pas supérieur à lui, et que finalement chacun peut apporter sa pierre à l'édifice.
Voici le lien: http://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability.html
mercredi, février 16, 2011
vendredi, février 04, 2011
De la renommée et du temps présent
Hier, 3 février 2011, Edouard Glissant nous a quitté. C'est avec une grande tristesse que j'ai appris la nouvelle.
La dernière fois que je l'ai vu, il était de passage à Londres, il y a 3 ans. Il présentait une conférence à la Serpentine Gallery. La Serpentine Gallery, connue pour ses expositions d'art contemporain, venait de changer de directeur qui était un profond admirateur de l'œuvre d'Edouard Glissant. Il y lût un manifeste (co-écrit avec Patrick Chamoiseau) sur l'identité à une époque où N. Sarkozy avait décidé de créer un ministère de l'identité nationale. J'étais à la fois émue de le revoir et étonnée de me rendre compte de sa renommée. Un auteur de notre petite île Martinique attirait tant de monde venant de toute part, personnes absolument fascinées par cette personnalité et par son discours sur la créolisation. Tout un chacun s'abreuvait de son discours, comme s'ils comprenaient au fond d'eux-même, comme si son discours faisait vibrer quelque chose en eux.
Ce fut pour moi, une sorte de prise de conscience. Comment avais-je pu le côtoyer et ne pas entendre son discours? Comment pouvais-je être Martiniquaise et ignorer son discours alors même que tous ces gens étrangers à la Martinique y trouvaient une sorte d'inspiration, un sens?
Timidement, j'ai commencé à lire quelques œuvres antillaises, ou plutôt j'ai entamé ce projet d'en lire quelques unes. J'en ai lu si peu depuis. Mais, j'ai redécouvert que venir d'une m'apportait une richesse, un point de vue différent mais qui pouvait être partagé et apprécié.
Aujourd'hui qu'Edouard n'est plus là, je me rends compte que je n'ai pas essayé de profiter du temps présent pour échanger, discuter avec lui lorsque j'en avais l'occasion. Je n'en avais pas l'envie à l'époque, ni conscience que ce serait une opportunité que je perdrais un jour.
La dernière fois que je l'ai vu, il était de passage à Londres, il y a 3 ans. Il présentait une conférence à la Serpentine Gallery. La Serpentine Gallery, connue pour ses expositions d'art contemporain, venait de changer de directeur qui était un profond admirateur de l'œuvre d'Edouard Glissant. Il y lût un manifeste (co-écrit avec Patrick Chamoiseau) sur l'identité à une époque où N. Sarkozy avait décidé de créer un ministère de l'identité nationale. J'étais à la fois émue de le revoir et étonnée de me rendre compte de sa renommée. Un auteur de notre petite île Martinique attirait tant de monde venant de toute part, personnes absolument fascinées par cette personnalité et par son discours sur la créolisation. Tout un chacun s'abreuvait de son discours, comme s'ils comprenaient au fond d'eux-même, comme si son discours faisait vibrer quelque chose en eux.
Ce fut pour moi, une sorte de prise de conscience. Comment avais-je pu le côtoyer et ne pas entendre son discours? Comment pouvais-je être Martiniquaise et ignorer son discours alors même que tous ces gens étrangers à la Martinique y trouvaient une sorte d'inspiration, un sens?
Timidement, j'ai commencé à lire quelques œuvres antillaises, ou plutôt j'ai entamé ce projet d'en lire quelques unes. J'en ai lu si peu depuis. Mais, j'ai redécouvert que venir d'une m'apportait une richesse, un point de vue différent mais qui pouvait être partagé et apprécié.
Aujourd'hui qu'Edouard n'est plus là, je me rends compte que je n'ai pas essayé de profiter du temps présent pour échanger, discuter avec lui lorsque j'en avais l'occasion. Je n'en avais pas l'envie à l'époque, ni conscience que ce serait une opportunité que je perdrais un jour.
mardi, février 01, 2011
Rendez-vous avec l'histoire (suite)
En Novembre 2008, je donnais rendez-vous en Sep'10 pour faire le point sur cette fameuse crise, une fois que les résultats du 3ème trimestre de 2010 allait être disponible, on aurait pu avoir une idée de l'état des entreprises, si elles se récupéraient ou pas.
Figurez-vous que toute l'attention a été tout simplement détournée en 2010 sur des problèmes de bien plus grande ampleur : Le risque souverain avec un focus particulier sur la dette publique des États européens et la guerre des devises (Yuan vs Dollar, Euro vs Dollar, Real Bresilien vs reste du monde, Yen vs etc.). Une petite note aussi sur Wikileaks et ses conséquences diplomatiques, et puis, le tour est joué.
En résumé, c'est toujours la crise, les banques sont toujours fautives, les Etats devraient proposer une solution mais ont les poches aussi vides que celles de leurs concitoyens, ils sont d'ailleurs aussi endettés qu'eux (et il semble qu'on ne s'en rende compte que maintenant).
Mais alors, où va-t-on?
L'Europe suit une politique d'austérité et essaye de mettre en place des institutions ou des systèmes d'entraide inter-communautaire. La Chine profite du désespoir des économies européennes asphyxiées par leurs questions de refinancement de dette publique pour se forger des alliés-pantins, le Brésil se prépare pour la coupe du monde et les Jeux Olympiques en menant des opérations coup de poing dans les favelas. Obama essaye de se refaire une place au soleil chez lui après une défaite à des élections de mi-mandat, la crise des micro-crédits pointe le bout de son nez en Inde et l'Afrique reste "bercée" ou engluée au point mort par ses dictateurs et autres autocrates.
Et les entreprises dans tout ça? Elles essayent de survivre dans la jungle des nouvelles régulations et de se faire elles aussi une place au soleil, comme toujours.
Figurez-vous que toute l'attention a été tout simplement détournée en 2010 sur des problèmes de bien plus grande ampleur : Le risque souverain avec un focus particulier sur la dette publique des États européens et la guerre des devises (Yuan vs Dollar, Euro vs Dollar, Real Bresilien vs reste du monde, Yen vs etc.). Une petite note aussi sur Wikileaks et ses conséquences diplomatiques, et puis, le tour est joué.
En résumé, c'est toujours la crise, les banques sont toujours fautives, les Etats devraient proposer une solution mais ont les poches aussi vides que celles de leurs concitoyens, ils sont d'ailleurs aussi endettés qu'eux (et il semble qu'on ne s'en rende compte que maintenant).
Mais alors, où va-t-on?
L'Europe suit une politique d'austérité et essaye de mettre en place des institutions ou des systèmes d'entraide inter-communautaire. La Chine profite du désespoir des économies européennes asphyxiées par leurs questions de refinancement de dette publique pour se forger des alliés-pantins, le Brésil se prépare pour la coupe du monde et les Jeux Olympiques en menant des opérations coup de poing dans les favelas. Obama essaye de se refaire une place au soleil chez lui après une défaite à des élections de mi-mandat, la crise des micro-crédits pointe le bout de son nez en Inde et l'Afrique reste "bercée" ou engluée au point mort par ses dictateurs et autres autocrates.
Et les entreprises dans tout ça? Elles essayent de survivre dans la jungle des nouvelles régulations et de se faire elles aussi une place au soleil, comme toujours.
jeudi, juin 17, 2010
Effet Boule de Neige
La marée noire qui sévit depuis avril 2010 dans le golfe du Mexique, au large des côtes américaines pourrait avoir des repercussions bien plus larges que la pollution environnementale que l'on connait.
Certes, d'une part, au niveau environnemental, de nombreux oiseaux et poissons seront ou tués ou contaminés par les plaques de pétrole qui flottent en surface ou qui circulent en profondeur. L'écosysteme de la région risque d' être durablement déséquilibré et de nombreuses especes de poissons, mollusques et autres risques de disparaitre ou d'être durablement contaminés.
Les côtes de la Louisiane seront souillées et il faudra du temps pour nettoyer les plages des galettes de brut qui y auront fait naufrage.
C'est aussi une catastrophe humaine. Outre les morts dénombrés lors de l'accident sur la plateforme pétrolière de BP, les familles de pêcheurs qui exploitent les ressources de la région seront aussi touchés, d'une part parce qu'ils perdront leur outil de travail et source de revenus - qui voudra du poisson de la mer souillée?-, d'autre part, parce que les émanations du pétrole auront certainement un impact sur leur santé. Lequel? Je n'en sais rien à vrai dire, mais il y aura certainement plus de maladies respiratoires dans la région. Quid des consommateurs de poissons? Même si la catastrophe est localisée, sait-on vraiment si les poissons qui sont péchés dans d'autres zones de l'océan Atlantique, aux Antilles, ou même en Europe où arrive le Gulf Stream n'auront pas été infectés par ce petrole?
Enfin, c'est une catastrophe pour BP et pour Le secteur pétrolier en general. Même si on ne peut que difficilement être compatissant face aux déboires de BP qui depuis près de deux mois s'acharne à tenter de contenir le flux de brut, il est intéressant d'observer l'impact sur les marchés, sur la politique interieure des Etats-unis et enfin les implications géopolitiques de cette catastrophe naturelle.
D'une part, l'action de BP aurait perdu autour de 30% au cours des deux derniers mois. Un desastre pour les investisseurs. Quel est l'impact pour les autres compagnies pétrolières? Je n'ai pas suivi leur cours mais j'imagine que leur capitalisation boursière aura certainement diminué au cours des 2 derniers mois, dans une moindre mesure, peut-être.(AVR) Quant au prix du pétrole qui a tant d'impact sur notre vie de tous les jours, a-t-il baissé ou augmenté? (AVR)
Avec la baisse du cours de l'action de BP, entreprise mi-americaine mi britannique qui distribue 20% de l'ensemble des dividendes payés a Royaume-Uni (soit environ 10 milliards de livres sur les 50 milliards distribués en 2009), c'est l'ensemble des retraités britanniques ayant leurs pensions investies dans des actions BP soit directement soit via leurs fonds de pension qui sont affectés. Une chute du pouvoir d'achat des retraités pourrait avoir des repercussions directes sur l'economie britannique. D'ailleurs, il serait intéressant d'étudier la contribution de ces retraites sur l'économie ainsi que l'impact de la diminution des cours de BP.
En terme de politique intérieure américaine, on compare cette marée noire à l'ouragan Katrina, qui avait largement miné la popularité de George Bush quant à sa capacité de gestion de crise et à son manque de compassion pour une population pauvre noire américaine qui aurait été laissées pour compte. Cette marée noire, c'est un peu le Katrina d'Obama, non seulement parce que la meme région est touchée, mais aussi et surtout parce qu'il s'agit d'une catastrophe naturelle sans précédent dans cette zone qui fait naitre au sein des populations une attente quant à l'action du gouvernement. Pour Obama, c'est un drame car il venait d'approuver le developpement de nouveaux puits de pétrole Offshore à proximité des côtes americaines. Peu importe que cette decision ait été prise lors d'un pacte avec des conservateurs pour aider à faire passer sa reforme de santé (je n'en sais rien mais j'imagine que c'est un deal qui aurait pu être fait). Obama doit agir et obtenir des résultats. Vite. Faire payer à payer le nettoyage des côtes et autres zones affectées (estimé entre 20 et 60 milliards de dollars), faire payer une amende au gouvernement américain et exiger que la réparation soit menée au plus tôt. Si Obama veut conserver son aura et sa crédibilité en tant que gestionnaire de crise, il ne peut faire autrement que forcer BP à réparer le puits et nettoyer la pollution. Tout cela ne fait qu'envoyer des messages négatifs aux marchés sur BP. L'espérance du dividende payable cette année, les pertes de pétrole suite à l'accident, la régulation future des plateformes d'extraction pétrolière off-shore et les perspectives de développement de nouveaux gisements pétroliers dans des zones environnementalement sensibles sont autant de questions qui font douter les investisseurs sur la rentabilité future de BP, ce qui fait baisser la cote de l'action et qui met en danger les rentabilité des fonds de pension britanniques. Londres s'est vue forcée de réagir à la fin de la semaine dernière en invitant Obama à modérer ses propos sur BP.
Est-ce l'opportunité rêvée pour mener une campagne en faveur des énergies propres?
Certes, d'une part, au niveau environnemental, de nombreux oiseaux et poissons seront ou tués ou contaminés par les plaques de pétrole qui flottent en surface ou qui circulent en profondeur. L'écosysteme de la région risque d' être durablement déséquilibré et de nombreuses especes de poissons, mollusques et autres risques de disparaitre ou d'être durablement contaminés.
Les côtes de la Louisiane seront souillées et il faudra du temps pour nettoyer les plages des galettes de brut qui y auront fait naufrage.
C'est aussi une catastrophe humaine. Outre les morts dénombrés lors de l'accident sur la plateforme pétrolière de BP, les familles de pêcheurs qui exploitent les ressources de la région seront aussi touchés, d'une part parce qu'ils perdront leur outil de travail et source de revenus - qui voudra du poisson de la mer souillée?-, d'autre part, parce que les émanations du pétrole auront certainement un impact sur leur santé. Lequel? Je n'en sais rien à vrai dire, mais il y aura certainement plus de maladies respiratoires dans la région. Quid des consommateurs de poissons? Même si la catastrophe est localisée, sait-on vraiment si les poissons qui sont péchés dans d'autres zones de l'océan Atlantique, aux Antilles, ou même en Europe où arrive le Gulf Stream n'auront pas été infectés par ce petrole?
Enfin, c'est une catastrophe pour BP et pour Le secteur pétrolier en general. Même si on ne peut que difficilement être compatissant face aux déboires de BP qui depuis près de deux mois s'acharne à tenter de contenir le flux de brut, il est intéressant d'observer l'impact sur les marchés, sur la politique interieure des Etats-unis et enfin les implications géopolitiques de cette catastrophe naturelle.
D'une part, l'action de BP aurait perdu autour de 30% au cours des deux derniers mois. Un desastre pour les investisseurs. Quel est l'impact pour les autres compagnies pétrolières? Je n'ai pas suivi leur cours mais j'imagine que leur capitalisation boursière aura certainement diminué au cours des 2 derniers mois, dans une moindre mesure, peut-être.(AVR) Quant au prix du pétrole qui a tant d'impact sur notre vie de tous les jours, a-t-il baissé ou augmenté? (AVR)
Avec la baisse du cours de l'action de BP, entreprise mi-americaine mi britannique qui distribue 20% de l'ensemble des dividendes payés a Royaume-Uni (soit environ 10 milliards de livres sur les 50 milliards distribués en 2009), c'est l'ensemble des retraités britanniques ayant leurs pensions investies dans des actions BP soit directement soit via leurs fonds de pension qui sont affectés. Une chute du pouvoir d'achat des retraités pourrait avoir des repercussions directes sur l'economie britannique. D'ailleurs, il serait intéressant d'étudier la contribution de ces retraites sur l'économie ainsi que l'impact de la diminution des cours de BP.
En terme de politique intérieure américaine, on compare cette marée noire à l'ouragan Katrina, qui avait largement miné la popularité de George Bush quant à sa capacité de gestion de crise et à son manque de compassion pour une population pauvre noire américaine qui aurait été laissées pour compte. Cette marée noire, c'est un peu le Katrina d'Obama, non seulement parce que la meme région est touchée, mais aussi et surtout parce qu'il s'agit d'une catastrophe naturelle sans précédent dans cette zone qui fait naitre au sein des populations une attente quant à l'action du gouvernement. Pour Obama, c'est un drame car il venait d'approuver le developpement de nouveaux puits de pétrole Offshore à proximité des côtes americaines. Peu importe que cette decision ait été prise lors d'un pacte avec des conservateurs pour aider à faire passer sa reforme de santé (je n'en sais rien mais j'imagine que c'est un deal qui aurait pu être fait). Obama doit agir et obtenir des résultats. Vite. Faire payer à payer le nettoyage des côtes et autres zones affectées (estimé entre 20 et 60 milliards de dollars), faire payer une amende au gouvernement américain et exiger que la réparation soit menée au plus tôt. Si Obama veut conserver son aura et sa crédibilité en tant que gestionnaire de crise, il ne peut faire autrement que forcer BP à réparer le puits et nettoyer la pollution. Tout cela ne fait qu'envoyer des messages négatifs aux marchés sur BP. L'espérance du dividende payable cette année, les pertes de pétrole suite à l'accident, la régulation future des plateformes d'extraction pétrolière off-shore et les perspectives de développement de nouveaux gisements pétroliers dans des zones environnementalement sensibles sont autant de questions qui font douter les investisseurs sur la rentabilité future de BP, ce qui fait baisser la cote de l'action et qui met en danger les rentabilité des fonds de pension britanniques. Londres s'est vue forcée de réagir à la fin de la semaine dernière en invitant Obama à modérer ses propos sur BP.
Est-ce l'opportunité rêvée pour mener une campagne en faveur des énergies propres?
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