Une fois n'est pas coutume, ce week-end, j'ai lu un article du magazine la Recherche sur la plasticité du cerveau et sur la manière dont la lecture recycle les neurones. Voir l'article ici qui m'a rappelé une vidéo découverte il y a quelques mois alors que, en navigant sur Flickr, je suis tombée sur les photos de Helen Sotiriadis et tout particulièrement l'une de ses photos où elle commentait sa progression photographique (la photo ici). Elle y mettait un lien vers une vidéo de Susan Greenfield traitant du cerveau: susan greenfield: the future of the brain.
La vidéo est asse longue, 73 minutes en anglais, mais elle présente quelques résultats assez captivants. Susan Greenfield rappelle que le cerveau est l'essence de chacun de nous, de notre personnalité. Elle insiste beaucoup sur la plasticité du cerveau et la manière dont il se modèle petit à petit en fonction de nos expériences. Son exposé mène à essayer d'imaginer l'impact des nouvelles technologies et de la culture de l'écran (jeux vidéo, usage accru d'internet) sur le cerveau et notre manière d'être, de fonctionner, de réfléchir, de prendre des décisions et d'intéragir.
Ce qui m'a le plus étonnée, c'est l'expérience menée sur l'impact cérébral de l'apprentissage du piano sur différents groupes de personnes n'ayant jamais joué du piano auparavant (voir minutes 8-10 de la vidéo). Elle étudie 3 groupes de personnes: un groupe de contrôle qui n'apprend pas le piano et qui ne fait que regarder l'instrument, un groupe qui suit quelques séances de cours de piano et un autre groupe qui s'imagine en train de jouer et d'apprendre du piano, une sorte d'entraînement mental. Le résultat de l'étude? Apparemment, l'entraînement mental marquait le cerveau d'une manière presque similaire (un peu moins) à un réel entraînement pratique et physique des cours de pianos!
Certes, cette petite étude ne montre pas l'efficacité de cet entraînement mental à l'heure de jouer réellement du piano, mais je reste étonnée du fait que le simple fait de penser aie pu changer le cerveau et les connexions entre les neurones, le stimuler presque autant que l'expérience elle-même.
Il faudra que j'essaye l'entraînement mental avec la capoeira pour voir à quel point m'imaginer dans un jogo ou en train répéter un mouvement pourra réellement m'aider à l'entrainement physique :-)
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lundi, février 21, 2011
mercredi, février 16, 2011
Vulnerability...
Grâce à Colleen, je suis tombée sur cette vidéo de Brenée Brown, "chercheuse et conteuse d'histoire" qui m'a fait réfléchir un peu.
Durant cette conférence, Brenée raconte comment, après des années de recherche, elle est arrivée à la conclusion qu'être capable d'accepter sa vulnérabilité sans faux-fuyants permettait de vivre pleinement chaque moment de notre existence et d'embrasser le bonheur et "le sentiment d'appartenance".
Les exemples de situation de vulnérabilité qu'elle cite sont nombreux: avoir peur de se lancer dans une nouvelle relation dont on ne sait pas si elle va marcher ou pas à l'avance, craindre d'être viré, crainte d'avoir à virer quelqu'un, avoir à demander de l'aide, attendre la réponse d'un médecin au sujet d'une maladie. Elle conclut: "Nous vivons dans un monde de vulnérabilité et nous avons tendance à chercher à ne plus ressentir les sentiments pénibles, mais cela fait que l'on ne ressent plus non plus pleinement ni la joie, ni le bonheur, et finalement, on se sent vulnérable et misérable." Elle invite à chercher pourquoi et comment on chercher à anesthésier la vulnérabilité: on essaye de rendre l'incertain certain, on cherche à tout perfectionner et on prétend que ce qu'on dit n'affecte pas les autres. Être parent ce n'est pas répéter à un enfant qu'il est parfait ni essayer de le rendre parfait, c'est l'éduquer pour qu'il sache que même si la vie n'est pas facile et même s'il devra faire face et résoudre de nombreux problèmes dans sa vie, il mérite d'être aimé pour ce qu'il est.
Et elle conclut qu'il faut pratiquer la gratitude, aimer de tout son coeur même sans garantie, accepter le fait que nous sommes ce que nous sommes, et que cela suffit largement, c'est le "I am enough". Elle conclut humblement "That's all I have".
J'ai beaucoup aimé sa manière de raconter son histoire. J'ai envie d'y croire, au moins sur le plan personnel, puis j'aimerais savoir comment l'appliquer sur le plan professionnel.
Finalement, être capable de dire "je ne sais pas", ou de poser une question a priori stupide en public, c'est aussi montrer à l'autre qu'on ne se croit pas supérieur à lui, et que finalement chacun peut apporter sa pierre à l'édifice.
Voici le lien: http://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability.html
Durant cette conférence, Brenée raconte comment, après des années de recherche, elle est arrivée à la conclusion qu'être capable d'accepter sa vulnérabilité sans faux-fuyants permettait de vivre pleinement chaque moment de notre existence et d'embrasser le bonheur et "le sentiment d'appartenance".
Les exemples de situation de vulnérabilité qu'elle cite sont nombreux: avoir peur de se lancer dans une nouvelle relation dont on ne sait pas si elle va marcher ou pas à l'avance, craindre d'être viré, crainte d'avoir à virer quelqu'un, avoir à demander de l'aide, attendre la réponse d'un médecin au sujet d'une maladie. Elle conclut: "Nous vivons dans un monde de vulnérabilité et nous avons tendance à chercher à ne plus ressentir les sentiments pénibles, mais cela fait que l'on ne ressent plus non plus pleinement ni la joie, ni le bonheur, et finalement, on se sent vulnérable et misérable." Elle invite à chercher pourquoi et comment on chercher à anesthésier la vulnérabilité: on essaye de rendre l'incertain certain, on cherche à tout perfectionner et on prétend que ce qu'on dit n'affecte pas les autres. Être parent ce n'est pas répéter à un enfant qu'il est parfait ni essayer de le rendre parfait, c'est l'éduquer pour qu'il sache que même si la vie n'est pas facile et même s'il devra faire face et résoudre de nombreux problèmes dans sa vie, il mérite d'être aimé pour ce qu'il est.
Et elle conclut qu'il faut pratiquer la gratitude, aimer de tout son coeur même sans garantie, accepter le fait que nous sommes ce que nous sommes, et que cela suffit largement, c'est le "I am enough". Elle conclut humblement "That's all I have".
J'ai beaucoup aimé sa manière de raconter son histoire. J'ai envie d'y croire, au moins sur le plan personnel, puis j'aimerais savoir comment l'appliquer sur le plan professionnel.
Finalement, être capable de dire "je ne sais pas", ou de poser une question a priori stupide en public, c'est aussi montrer à l'autre qu'on ne se croit pas supérieur à lui, et que finalement chacun peut apporter sa pierre à l'édifice.
Voici le lien: http://www.ted.com/talks/brene_brown_on_vulnerability.html
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