jeudi, juin 30, 2011
Pourquoi une tablette?
J'ai de moins en moins envie de trimbaler partout mon portable 15" qui au rythme d'un petit voyage chaque weekend apparaît désormais plutôt encombrant... Aujourd'hui, je veux avoir mon ordinateur tout le temps avec moi, ou presque, en week-end ou en vacances. Un outil plus léger est donc "nécessaire" avec, bien entendu une connexion 3G...
La tablette apporte pour la lecture de sites webs et d'articles en général un confort de consultation et de manipulation non négligeable.
Je cherchais surtout un outil ultra-portable, plus grand qu'un téléphone, toujours connecté (ou presque) et agréable pour:
- récupérer mes photos de voyage/WE et pouvoir les sélectionner sur le pouce
- lire les nouvelles sélectionnées durant la semaine,
- lire les articles des magazines auxquels je suis abonnée via un format agréable.
- lire des vidéos choisies à l'avance sur des vols long courrier (Paris-Martinique, Madrid-NY, etc...)
Habituée à l'univers Apple, j'ai choisi l'iPad. Et bien, je suis plutôt déçue.
L'outil est beau, certes, mais il y a comme un goût amer qui pourrit l'expérience utilisateur...
Un an après son lancement, il n'y a toujours pas d'application adaptée et valable pour l'usage nomade de la fameuse tablette comme outil de sélection des photos. Plusieurs applications ont des petits bouts de bonnes idées, mais aucune n'est encore au point, ce qui affecte sérieusement l'expérience utilisateur. Restrictions Apple ou autre, c'est vraiment dommage.
La tablette se rattrape un peu pour la lecture des magazines et journaux, mais il y a trop souvent des lenteurs (réseau ou autre??), des bugs pour le partage sur Facebook ou Twitter, difficulté pour consultation hors ligne, qui limitent le plaisir de l'usage de la tablette. Lire des nouvelles et pouvoir les partager d'un geste, c'était la magie que j'attendais. Ben, c'est pas facile tous les jours. Attention, je ne dis pas que ça ne fonctionne pas. Mais plutôt, que ça bug trop souvent pour des raisons X ou Y (je m'en fiche que ce soit hardware ou logiciel, je veux juste que ça marche). Et puis, un autre problème la fragmentation des identités sur internet ne facilitent pas la tâche pour partager les articles...Mais ça, c'est une autre histoire.
Quant à la lecture vidéo, même s'il y a enfin des applications pour lire les fichiers AVI, il faut d'abord passer par un ordi pour les mettre sur l'iPad... Combien de fois les vidéos ne se chargent que partiellement sur l'iPad alors que le visionnage se fait sans encombre sur l'ordinateur?
Et puis, il n'y a toujours pas de site valable (officiel) pour voir tous les films que l'on veut, ni les louer, ni les télécharger pour les voir offline... Impossible de trouver le film Between The Folds par exemple...
Dur Dur... Ou c'est pas au point tout ça, ou bien je suis déjà technologiquement rouillée...
jeudi, juin 02, 2011
Ces créations qu'on ne verra peut-être jamais
Voyons en quelques-unes:
Fiorenzo Omenetto: Silk, the ancient material of the future | Video on TED.com
Suzanne Lee: Grow your own clothes
Forget entrepreneurs, only banks can create wealth
In the actual world, there should be no such problems, because people here deal with real money all the time. Most of us rely on entrepreneurs, or at least on businesspeople, to direct it our way, so that we can pass it on, in exchange for goods and services, or in gifts, or, of course, deposit it in banks. (Lots of us liked the way our property made money in recent years too, even though that was one of the main outlets whereby the abstract wealth of the banks seeped out, and contaminated the entire system.) But we are also charged for the privilege of taking part in the process of making abstract money real. That's tax.
What is our tax spent on? It is spent on just one thing. It is spent on ensuring that our potential for taking part in money-circuits is maximised, by educating us, keeping us healthy, maintaining the civic structures around us, providing some civilised amenities as incentives to make us feel that life is worthwhile and enriching for its own sake, and generally keeping the order we need to get out to work and play our small part in the process of giving the abstract wealth of the banks a place to go, so that it can rumble along collecting real value, like a snowball collects snow. In that respect, government spending is itself an investment in banking.
Tax is also used to provide subsistence for those who for some reason or another are unable to extract cash from the money-circuits that are the sole creators of wealth.
mardi, mai 31, 2011
Les concombres de la discorde
Sur fond de crise sanitaire grave en Allemagne, un coupable a été immédiatement désigné: le concombre Andalous. L'Allemagne après avoir annoncé en grandes pompes qu'elle pourrait accueillir les ingénieurs espagnols au chômage, retourne bien vite sa veste pour protéger la réputation de ses agriculteurs et de sa chaîne alimentaire.
"Et la présomption d'innocence?" crient les espagnols indignés d'une telle calmonie contre un secteur qui représenterait 2% de leur PIB ( soit 20 à 30 milliards d'euros sur l'année environ).
Certes, il n'y a pas eu de cas en Espagne, sauf quelqu'un à San Sebastian qui revient d'Allemagne. Les uns pointent du doigt une ferme d'agriculture "bio" proche des champs de concombres, d'autres parlent d'une contamination dans un camion qui auraient transporté les fameux légumes, d'autres parlent d'une contamination au marché... Comment se fait-il qu'à aucun moment dans la chaîne de transport, on n'aie identifié quelque chose de louche?
En attendant, je pense au film Food Inc qui justement faisait référence à une contamination de hamburgers par cette même bactérie.
Apparemment l'Allemagne vient d'annoncer que les concombres espagnoles ne sont peut-être pas la cause du mal. Mais La source de l'épidémie n'est toujours pas identifiée. On ne sait pas non plus si c'est le lait frais, l'eau, les steaks tartares... Ou, qui sait, une tentative d'attaque terroriste ou un essai d'une agence secrète pour étudier la diffusion d'une telle arme bactériologique comme ce fut peut être le cas pour le LSD...
Moi qui étais en train d'essayer de planifier mes vacances, je ne sais plus si c'est toujours aussi tentant d'aller faire une petite escapade en Allemagne ou d'aller dorer sous le soleil d'Andalousie et de profiter de la sacro-sainte cuisine méditéranéenne... Je vais peut-être rester à Madrid finalement...
De mon côté, je vais éviter de manger des concombres, du gaspacho (snif), du salmorejo (double snif) ou des salades dans les restos jusqu'à ce que cela se calme un peu.
Après on oubliera, et la vie de ceux qui restent reprendra son cours. Les agriculteurs calomniés obtiendront des subventions de l'Union Européenne, si jamais une source est identifiée, il y aura d'interminables procès pour savoir qui est fautif, et puis un jour, on n'en entendra plus parler.

